Une femme du monde

UN OPÉRA EN QUATRE TABLEAUX ET UN ÉPILOGUE PROPOSÉ PAR ELÉONORE PANO-ZAVARONI ET MATHILDE CHÉNIN.

ACTE I – Remember those quiet evenings

ACTE II – Passion !

ACTE III – Manifeste de la maintenance

ACTE IV – Avec en vedette

« L’exposition pensée par Mathilde Chénin et Eléonore Pano-Zavaroni s’empare du contexte spécifique de la Factorine, lieu d’exposition associatif ouvert par trois anciens étudiants de l’Ecole nationale supérieure d’art de Nancy. Ce lieu de diffusion des pratiques artistiques contemporaines a pris place dans les locaux d’un ancien magasin d’encadrement, Nancy Cadre, dont l’enseigne a longtemps été présente sur la façade Art Nouveau du bâtiment. Ce magasin était tenu par la famille de Rémi Illig, l’un des fondateurs de la Factorine. Sa mère, dernière encadreuse de la famille en garde la mémoire. Le restaurant qu’elle a depuis ouvert à côté du magasin témoigne de ce passé grâce à l’accrochage de certains tableaux qui étaient en dépôt dans le magasin, magasin qui présentait d’ailleurs régulièrement les travaux d’artistes locaux. Cette vocation de monstration est aujourd’hui préservée par l’activité du fils, dans un registre différent cependant. Le lieu garde ainsi en partie la mémoire de cette activité, à travers sa nouvelle destination, mais aussi à travers des objets entreposés dans sa cave et ses greniers.

Mathilde Chénin et Eléonore Pano-Zavaroni se sont inspirées de ces objets, de cette mémoire pour composer un opéra en quatre actes et un épilogue, Une femme du monde. Le titre de chaque acte s’inscrit au fil des semaines qui passent sur un des murs de la galerie, rythmant l’apparition et la disparition d’objets, de gestes, de présences. Ceux-ci évoquent autant les différents éléments qui composent un opéra, le lever du rideau, l’apparition des lumières, celles des acteurs, la mise en place de l’intrigue, que le récit qu’il contient. Car avant tout, à travers ce projet, il s’agit pour elles d’interroger la place de l’art dans nos activités quotidiennes, et inversement.

Se faisant, à travers cette écriture qui emprunte au Manifeste de la maintenance de Mierle Ladermann Ukeles, c’est la question de l’interdépendance entre économie de vie et économie de travail qui est ici traité. Qu’est-ce qui fait se tenir ensemble ces différentes facettes d’une même vie si ce n’est une question de rythme, d’équilibre. Un équilibre sans cesse questionné qui ne se maintient que par un travail permanent de soin et d’attention porté aux choses et aux autres. Une maintenance du quotidien, un travail permanent qui se construit dans une architecture des sensibilités.

Vincent Verlé . openspace

Avec la complicité de Caroline Boquel, Anaïs Corde, Rémi Illig, Francine Illig, Jean-Pierre Laumond et Vincent Verlé.

Libretto réalisé par Charlotte Gauvin & Matthieu Meyer @charlottegauvin.matthieumeyer

Production openspace

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